Les 30 mots de l'impression 3D

Les 30 mots de l’impression 3D

Publié Par le 18/05/2017

L’impression 3D est une technologie qui évolue constamment, utilisant de nombreux matériaux et appliquant des techniques différentes dans le but d’obtenir les meilleurs résultats. Avec de telles innovations en cours, le vocabulaire de l’impression 3D peut être assez compliqué à maîtriser. C’est pourquoi nous avons décidé d’élaborer cet article sur les 30 mots de l’impression 3D, vous expliquant le sens des mots les plus importants de ce domaine.

 

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations, vous pouvez cliquer sur les différents termes pour vous rendre à notre glossaire dédié.

 

ABS :

Le plastique ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène) est un polymère thermoplastique. Ce matériau est principalement utilisé pour l’impression 3D personnelle, avec les techniques FDM ou FFF. Il est léger, avec une bonne résistance aux impacts pour un prix abordable. Etant donné que sa température de fusion est assez basse (200°C / 392°F), il peut être considéré comme relativement sûr.

 

Bio-impression 3D :

La bio-impression 3D est le processus par lequel on crée des échantillons de cellules vivantes, comme de la peau ou des organes, en utilisant l’impression 3D. Elle est généralement utilisée pour régénérer ou transplanter des organes dans le champ médical. Comme vous pouvez l’imaginer, ce processus est extrêmement complexe.

 

CAO :

On appelle Conception Assistée par Ordinateur toute utilisation d’un logiciel dans le but de créer, manipuler, analyser ou optimiser un modèle 2D ou 3D. On désigne souvent cette méthode comme CAO. Elle est souvent utilisée pour créer des modèles 2D pour l’ingénierie ou l’architecture, pour créer des modèles 3D destinés à des applications digitales comme l’animation ou pour des processus de conception et de prototypage comme l’impression 3D.

 

Cire :

La cire imprimée en 3D est utilisée pour créer des moules, en utilisant le procédé dit de la « cire perdue ». Il permet de créer de la bijouterie de haute qualité en métal. Comment ça marche ? Le modèle 3D de l’objet est imprimé en cire, couche par couche. Un moule est ensuite construit autour de l’objet en cire. Puis  la cire est fondue et retirée afin d’obtenir un espace vide dans le moule, correspondant à l’objet final. Enfin, l’espace vide est rempli de métal en fusion afin d’obtenir l’objet final.

 

CLIP :

CLIP signifie Continuous Liquid Interface Production (Production par Interface Liquide Continu). Cette technologie d’impression 3D fonctionne en projetant une séquence continue d’images UV, générée par un projecteur de lumière digital, au travers d’une fenêtre qui laisse passer les UV et l’oxygène, située sous un bain de résine liquide. Cela crée une zone morte au dessus de la fenêtre, ce qui maintient une interface liquide en dessous de la pièce. Au dessus de cette zone morte, la partie durcie est retirée du bac de résine. Cette technologie d’impression 3D a été lancée en Février 2014. Quelques mois plus tard, l’entreprise Carbon 3D a été créée pour la commercialiser.

 

Couche :

Dans le contexte de l’impression 3D, une couche représente chaque section individuelle plane de l’objet qui est imprimé en 3D. Avant d’être imprimé en 3D, l’objet est découpé en un grand nombre de couches horizontales qui vont être produites dans une séquence ordonnée, chaque couche adhérant à celle d’avant pour, au final, former une structure 3D.

 

DLP :

Le “Digital Light Processing” est une technique d’impression 3D qui consiste à utiliser un projecteur pour durcir de la résine photopolymère. Ce procédé est très similaire au SLA, avec une légère différence : cette méthode nécessite une ampoule et non un laser UV. Les couches sont moins visibles sur les objets imprimés avec cette technique. De plus, ce procédé est plus rapide. Il est généralement utilisé pour imprimer des oeuvres d’art très détaillées et des prototypes non fonctionnels.

 

DMLS :

La technologie DMLS (Digital Metal Laser Sintering), aussi appelée frittage laser de métal, est une technique de fabrication additive pour l’impression 3D de métal. Elle a été développée par EOS. Cette technologie utilise un laser comme source d’énergie pour fritter de la poudre de métal et tracer une section transversale de l’objet, couche par couche. Avec la DMLS, vous pouvez imprimer des géométries très complexes. Ses principaux avantages sont que aucun outillage n’est nécessaire et que les pièces peuvent être imprimées assez rapidement.

 

Epaisseur de couche :

L’épaisseur de couche est la mesure de la taille de chaque addition successive de matériau dans le processus d’impression 3D. C’est un élément technique essentiel de chaque imprimante 3D. Généralement, elle se situe entre 16 µm et 150 µm.

 

Extrudeur :

Aussi appelée “tête d’impression”, l’extrudeur 3D est la partie de l’imprimante 3D qui éjecte du matériau sous forme liquide ou semi-liquide, pour le déposer en couches successives. Dans certains cas, il peut être utilisé uniquement pour déposer un liant afin de solidifier un matériau étant sous forme de poudre.

 

Fab Lab :

Un Fab Lab, abréviation de FABrication LABoratory (Laboratoire de Fabrication), est un lieu dédié à la fabrication digitale, dirigé par une communauté d’entraide. Là bas, vous pouvez trouver des machines contrôlées par ordinateur, et parfois des imprimantes 3D. Pour recevoir l’appellation “Fab Lab”, le lieu doit respecter les règles fixées par le MIT.

 

Fabrication additive :

La fabrication additive est une autre appellation commune de l’impression 3D.

 

FDM :

La modélisation par dépôt de fil, aussi appelée FFF (Fused Filament Fabrication) ou FDM (Fused Deposition Modelling) est probablement la technologie d’impression 3D la plus populaire en raison du nombre important de ce type d’imprimantes 3D disponibles sur le marché. C’est un procédé d’impression 3D abordable en comparaison avec les autres technologies. Pendant ce processus, le matériau est fondu et déposé au travers d’un bec afin d’imprimer en 3D, une couche à la fois.

 

Filament :

Le plastique utilisé par les imprimantes 3D FDM se présente sous forme de filaments plastiques. Il est souvent vendu par bobines, et parfois fourni par le fabricant de l’imprimante. Les matériaux que vous retrouverez le plus souvent sous cette forme sont ABS, PLA, PVA et TPU.

 

Laminage par Dépôt Sélectif (SDL) :

 

Le laminage par Dépôt Sélectif, ou SDL (Selective Deposition Lamination) est un procédé d’impression 3D utilisant du papier. Des couches de revêtement adhésif en papier (ou plastique, ou métal), sont collées ensembles et découpées par laser pour créer une forme, couche par couche. Un système de roulement dépose chaque feuille de matériau sur la dernière en place jusqu’à ce que l’objet soit totalement imprimé en 3D. Etant donné que vous pouvez utiliser du papier de base avec cette technique, c’est une façon d’imprimer des objets en 3D à bas coût. Cette technique est assez similaire au LOM, mais le processus de collage est différent: en SDL, seules les parties qui vont former l’objet sont collées ensemble, alors qu’en LOM, les pages sont uniformément et entièrement recouvertes de colle.

 

LOM :

La fabrication d’objets par laminage, ou LOM (Laminated Object Manufacturing) est une manière peu coûteuse et très rapide d’imprimer des objets en 3D. Elle est disponible pour différentes sortes de matériaux, mais principalement pour le papier. Les feuilles sont liées ensemble puis coupées pour former la géométrie du modèle 3D. Ce procédé est principalement utilisé pour le prototypage rapide, pas pour la production.

 

Modèle 3D :

Un modèle 3D est un fichier digital représentant un objet en trois dimensions. Il est conçu grâce à un logiciel de modélisation 3D et peut ainsi être imprimé grâce à une imprimante 3D. Il se présente souvent sous la forme d’un modèle en deux dimensions utilisant la visualisation 3D.

 

Multijet :

La technologie Multijet est est un procédé d’impression 3D en couleur qui utilise une lampe à UV pour solidifier un photopolymère, comme la stéréolithographie. Cependant, la différence est qu’avec le multijet, une tête d’impression projette de petites gouttelettes du photopolymère (comme l’encre d’une imprimante à jet d’encre) de la forme de la première couche, plutôt que d’utiliser un balayage laser pour durcir les couches. Une lampe à UV, attachée à la tête d’imprimante, traverse le polymère et définit sa forme. Ce procédé crée des pièces très complexes avec une haute résolution, mais qui sont moins solides que celles imprimées via SLS et FDM.

 

Photopolymérisation :

La photopolymérisation est le processus de solidification d’une résine photosensible, en utilisant une lumière UV. Cette technique est utilisée dans différents procédés 3D comme le DLP, le SLA et le Multijet.

 

PLA :

Le PLA, aussi appelé Acide Polylactique, est un matériau plastique d’origine végétale. La matière première qu’il utilise principalement est l’amidon de maïs. C’est la matière première naturelle la plus utilisée en impression 3D. Ce polymère thermoplastique est entièrement biodégradable. C’est un matériau standard pour la technologie FDM, avec l’ABS. Il a une bonne stabilité géométrique pendant la production, mais il est moins durable et plus fragile que l’ABS. Néanmoins, il est parfaitement adapté pour imprimer des objets décoratifs, sans pièces mécaniques.

 

Plateau d’impression :

Le plateau d’impression est la partie plate d’une imprimante 3D où l’objet repose durant tout le processus d’impression 3D. Il peut être fixe ou mobile, selon la machine et le procédé d’impression 3D utilisé.

 

Polyamide :

Le polyamide est un matériau plastique souvent utilisé pour l’impression 3D. Il est aussi connu sous le nom de Nylon. Selon la technique, il peut être utilisé sous différentes formes. Par exemple, il est utilisé sous forme de poudre pour le SLS, mais il est chauffé jusqu’à liquéfaction pour la FDM. Ses propriétés permettent aussi bien la production que le prototypage.

 

Polyjet :

Le polyjet est un procédé d’impression 3D en couleur, comme le multijet. Cette technique est la plus similaire à une impression 2D. Une tête d’impression dépose une couche de matériau, puis une autre dépose une couche de colle avant d’imprimer une nouvelle couche au dessus. La colle et la couleur peuvent être appliquées en même temps, ou plus tard. C’est une technique peu coûteuse, facile à utiliser, permettant la création de petits objets et de figurines.

 

Projection de liant (Binder Jetting) :

La projection de liant (Binder jetting) est une technique d’impression 3D qui consiste à créer les pièces additivement, avec un liant. Elle peut être utilisée aussi bien pour le métal que pour le plastique. C’est la technologie la plus rapide et l’une des moins chères pour le métal.

 

Résolution d’impression 3D :

La résolution d’impression 3D correspond à la précision de l’imprimante 3D. Elle comprend principalement l’épaisseur de couche. Elle dépend du matériau et de la technologie utilisée.

 

SLA :

La Stéréolithographie (SLA) est un processus d’impression 3D pour la résine. Une cuve de résine photopolymère est exposée à un laser de lumière UV, qui va chauffer des parties sélectionnées, couche par couche. Les objets en SLA n’ont pas la résistance des objets imprimés en 3D avec les technologies SLS et FDM, mais autorisent un plus haut niveau de détails. Par conséquent, la SLA est principalement utilisée pour les prototypes non fonctionnels et pour les oeuvre d’art très détaillées.

 

SLM :

La fusion sélective par laser, ou SLM (Selective Laser Melting) est une technique d’impression 3D permettant d’imprimer en 3D du métal. Un laser fond des couches successives de poudre métallique à des endroits spécifiques afin de créer l’objet 3D désiré. Avec la SLM, vous pouvez créer des pièces très complexes. De ce fait, ce procédé est très utilisé dans le secteur aéronautique.

 

SLS :

Le frittage sélectif par laser, ou SLS (Selective Laser Sintering), est une technique  d’impression 3D. De la poudre de métal, typiquement du Nylon, est transférée dans l’imprimante 3D. Puis, un laser chauffe spécifiquement certaines parties des couches de poudre afin d’obtenir la forme voulue.

En comparaison avec les autres techniques de fabrication additive, la SLS ne nécessite pas de structure de support étant donné que la poudre joue déjà ce rôle. Cela permet la conception de géométries complexes.

 

Thermoplastique :

Le thermoplastique est un matériau polymère qui se ramollit quand il est chauffé et se durcit quand il est refroidi. Il est utilisé pour l’impression 3D en plastique avec la technologie SLS.

 

Volume d’impression 3D :

Le volume d’impression 3D d’une imprimante correspond aux dimensions maximales qu’un objet peut avoir pour être imprimé par cette machine. Il dépend du matériau utilisé, de la technique et des finitions choisies.

 

 

Nous espérons que cet article vous a permis d’obtenir une meilleur compréhension du lexique de l’impression 3D. Quelque chose d’important manque à l’appel ? N’hésitez pas à suggérer de nouveaux mots dans les commentaires, ou allez voir notre glossaire de l’impression 3D.